À lire dans Parcours Art & Art de Vivre

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par Robert Bernier

 

Journal de Québec,vendredi le 12 février 2010

Hommage au peintre Paull-Émile Borduas,

par Pierre O.Nadeau

 

Québec Hebdo,mardi le 16 février 2010

Borduas célébré par le Club des collectionneurs en arts visuels de ...

par Thaïs Martel

 

Journal le Voir,jeudi le 18 février 2010

Françoise Sullivan,fragments d'une rencontre

par Sébastien Hudon

 

http://www.galerielacerte.com

 

Radio-Canada ,13 février 2010

Borduas est mort il y a 50 ans (entrevue Radio-Canada)

avec Catherine Lachaussée

 

Le Devoir,21 février 2010

Borduas,héros oublié?

par Jérôme Delgado

 

Le Blog Marc Gauthier,21 février 2010

Françoise Sullivan,signataire du Refus global,

discutant de Paul-Émile Borduas

par Marc Gauthier

 

Le Devoir,21 février 2010

Borduas et les Médias

Le cinquantenaire oublié de la

mort du peintre

par Stephane Baillargeon

 

Sur le web

Manifeste du Refus Global

 

Catalogue raisonné de Borduas

 

 

 

 

 

Les dates des confŽrences        

 

Le vendredi le 19 fŽvrier 2010 ˆ 19h

Le dimanche le 21 fŽvrier 2010 ˆ 14h

Le lundi le 22 fŽvrier 2010 ˆ 19h

 

Le lieu:    

 

Galerie Lacerte Art contemporain

1 C™te Dinan (face ˆ la Gare centrale)

QuŽbec

Le thme:                

 

Paul-Emile Borduas, Automatiste et visionnaire.

 

Le 22 fŽvrier 2010 marquera le cinquantime anniversaire du dŽcs de Paul-Emile Borduas. Le Club des collectionneurs en arts visuels de QuŽbec soulignera la contribution remarquable de Borduas ˆ la construction du QuŽbec moderne, au triple plan artistique, social et politique. LĠŽvŽnement Paul-Emile Borduas, Automatiste et visionnaire sĠouvrira ˆ la Galerie Lacerte le vendredi 19 fŽvrier ˆ 19h par la confŽrence de Madame Franoise Sullivan. Suivront celles de Monsieur Marcel Barbeau, le dimanche 21 fŽvrier ˆ 14h et de Madame Ninon Gauthier, le lundi 22 fŽvrier ˆ 19h.

 

Une vingtaine dĠÏuvres uniques de la pŽriode historique du mouvement automatiste (1942-1959), seront exposŽes ˆ la Galerie Lacerte Art contemporain du 19 au 22 fŽvrier 2010. Celles-ci sont prtŽes gracieusement par des collectionneurs de la rŽgion de QuŽbec. Les trois confŽrences de mme que lĠexposition sont ouvertes au grand public. LĠŽvŽnement Paul-Emile Borduas, Automatiste et visionnaire, exposition comme confŽrences, est offert gratuitement par le Club des collectionneurs en arts visuels de QuŽbec. Aucune rŽservation nĠest acceptŽe et le nombre de places est  limitŽ. Les intŽressŽs sont priŽs dĠarriver t™t : premier arrivŽ, premier assis.

 

LA BIOGRAPHIE

 

NŽ ˆ St-Hilaire en 1905, Paul-Emile Borduas dŽploie son talent au contact dĠOsias Leduc, peintre dŽcorateur et restaurateur dĠŽglises. Aprs avoir frŽquentŽ lĠEcole des Beaux-arts de MontrŽal, il Žtudie lĠart religieux ˆ Paris avec Maurice Denis. En 1937, dŽjˆ pre de trois enfants, il dŽbute comme professeur ˆ lĠEcole du meuble de MontrŽal.

 

Sous lĠinfluence du surrŽaliste franais AndrŽ Breton, Borduas dŽcouvre une approche non intentionnelle de la production artistique et littŽraire. Borduas et les automatistes en tireront Žventuellement des conclusions extrmes qui les conduiront ˆ des productions artistiques non-objectives, puis abstraites, expressionnistes ou lyriques, tant en arts visuels quĠen danse ou poŽsie. Ainsi est nŽ Ç lĠAutomatisme È, quelque part en 1941. En 1942, Borduas expose des gouaches ˆ la galerie LĠHermitage de MontrŽal, un ŽvŽnement qui Žtablit clairement sa rupture avec lĠacadŽmisme traditionnel et sa poussŽe vers un art rŽsolument rŽvolutionnaire. De nombreux jeunes artistes prometteurs, attirŽs par le cran de Borduas et lĠaventure automatiste, adhrent au mouvement.

 

En aožt 1948, Borduas rŽdige et publie le Refus global, un manifeste qui pourfend lĠemprise du clergŽ, des bourgeois et des politiciens serviles sur le QuŽbec dĠalors. Notamment, on y lit : Ç Un petit peuple serrŽ de prs aux soutanes restŽes les seules dŽpositaires de la foi, du savoir, de la vŽritŽ et de la richesse nationale. Tenu ˆ lĠŽcart de lĠŽvolution universelle de la pensŽe pleine de risques et de dangers, ŽduquŽ sans mauvaise volontŽ, mais sans contr™le, dans le faux jugement des grands faits de lĠhistoire quand lĠignorance complte est impraticable. È

Borduas nĠest pas seul dans cette dŽmarche. CĠest sous lĠimpulsion des jeunes artistes du groupe, particulirement Claude Gauvreau, quĠil rŽdige le manifeste et, tout au long de sa rŽdaction, consulte les autres membres du groupe sur le texte et son contenu.

 

Quinze jeunes artistes, cosignent le Refus global, notamment Magdeleine Arbour, Marcel Barbeau, Pierre Gauvreau, Claude Gauvreau, Marcelle Ferron, Fernand Leduc, Jean-Paul Riopelle, Bruno Cormier, Maurice Perron et Franoise Sullivan. Les contribution varient depuis Claude Gauvreau qui, avec Maurice Perron et Marcel Barbeau, imprime le manifeste. Aprs un bref essai de Bruno Cormier, on retrouve une proclamation de Fernand Leduc en passant par le compte rendu dĠune confŽrence de Franoise Sullivan, La danse et lĠespoir, et une pice de thމtre de Claude Gauvreau. La couverture est illustrŽe par une aquarelle de Jean-Paul Riopelle.

 

Le manifeste a lĠeffet dĠune bombe dans le QuŽbec sclŽrosŽ dĠalors. Une chasse aux sorcires sĠengage, le mouvement automatiste est dŽnigrŽ et les signataires du Refus global dŽnoncŽs et pourchassŽs par les autoritŽs. Borduas rŽussit tant bien que mal ˆ produire et ˆ exposer ses Ïuvres. Il perd toutefois son emploi ˆ lĠEcole du meuble de MontrŽal, vit un divorce, vend sa rŽsidence et quitte le QuŽbec, ˆ lĠinstar de plusieurs signataires du manifeste.

 

InstallŽ ˆ New York en avril 1953, ses Ïuvres prolifrent et sont reconnues par des galeries prestigieuses. A lĠŽtŽ 1954, il expose ˆ la Biennale de Venise. LĠaventure new-yorkaise permet ˆ Borduas de c™toyer des gŽants de lĠexpressionnisme abstrait amŽricain tels Jackson Pollock et Franz Kline et de maintenir sa progression. Le fondateur du mouvement automatiste quŽbŽcois confirme son appartenance aux nouveaux courants internationaux de lĠart abstrait. New-York continue de cŽlŽbrer Borduas mme aprs son dŽpart pour Paris en 1955. Londres, Genve, Cologne et mme MontrŽal prŽsentent ses Ïuvres.

 

Paul-Emile Borduas meurt subitement ˆ Paris le 22 fŽvrier 1960. Son hŽritage est colossal. Les musŽes et les collectionneurs sĠarrachent les tableaux automatistes. Un musŽe de la rŽgion de Toronto, la Varley Art Gallery , prŽsente actuellement The Automatist Revolution Montreal 1941-1960, la plus imposante rŽtrospective hors-QuŽbec de tous les temps, un hommage qui suivra, en mars prochain, en sol amŽricain, au Abright Knox Art Gallery de Buffalo. Le Refus global est une vŽritable rŽfŽrence historique, sociale et politique au QuŽbec.

DĠaucuns le considrent comme le texte b‰tisseur du QuŽbec moderne, le germe social de la RŽvolution tranquille.

 

Depuis 1977, le Prix du QuŽbec dans les domaines des arts visuels, des mŽtiers dĠart, de lĠarchitecture et du design se nomme le Prix Paul-Emile-Borduas. En 1998, le Prix Condorcet fut attribuŽ ˆ tous les signataires du Refus global.

 

 

 

Les confŽrences:               Animateur : Me Marc Bellemare

 

Paul-Emile Borduas, mon ami mon mentor

Par Madame Franoise Sullivan

Vendredi le 19 fŽvrier 2010, 19h.

 

A peine un an aprs son inscription ˆ lĠEcole des Beaux-arts de MontrŽal, Franoise Sullivan assiste ˆ la naissance di mouvement automatiste de Borduas. Elle rencontre le peintre en 1943 et quitte pour New-York en 1945-1956 pour une formation en danse moderne. Elle dŽcrit sa conception innovatrice de la danse dans le texte La danse et lĠespoir qui sera intŽgrŽ au manifeste Refus global quĠelle cosignera avec Borduas en aožt 1948. Elle nĠest ‰gŽe alors que de 23 ans.

 

En 1949, elle Žpouse le peintre Paterson Ewen avec qui elle aura quatre garons. En 1963, elle reoit le Prix du QuŽbec en sculpture pour lĠÏuvre Chute concentrique. En 1987, elle reoit le Prix Paul-Emile-Borduas pour son Ïuvre de danseuse, chorŽgraphe, peintre et sculpteure. En 2000, elle reoit un doctorat honorifique de lĠUniversitŽ du QuŽbec ˆ MontrŽal. En 2001, elle est nommŽe membre de lĠOrdre du Canada. En 2003, le MusŽe des Beaux-arts de MontrŽal lui consacre une vaste rŽtrospective.

 

Actuellement, ˆ Toronto et ˆ Buffalo, la rŽtrospective The Automatist Revolution MontrŽal 1941-1960 lui accorde une place de choix en explorant le volet automatiste de la danse. En septembre 2009, Franoise Sullivan est chaleureusement applaudie par le public de QuŽbec lors de la lecture dĠun extrait du Refus global ˆ lĠoccasion de lĠŽvŽnement Le moulin ˆ paroles, prŽsentŽ en commŽmoration du 250ime anniversaire de la bataille des Plaines dĠAbraham.

 

Depuis 1977, Franoise Sullivan enseigne au dŽpartement des arts visuels et de la danse ˆ lĠUniversitŽ Concordia.  

 

 

Paul-Emile Borduas, mon ma”tre ˆ penser.

Par Monsieur Marcel Barbeau

Dimanche le 21 fŽvrier 2010, 14h.

 

 

Figure majeure de lĠart canadien moderne, Marcel Barbeau a produit une oeuvre immense qui sĠŽchelonne sur prs de soixante-dix ans. Cette dernire, principalement dŽdiŽe ˆ la peinture mais aussi ˆ la sculpture, ˆ lĠestampe, au dessin, au collage, ˆ la photographie et ˆ la performance, a ŽtŽ largement exposŽe ˆ travers le pays comme ˆ lĠŽtranger, aux Etats-Unis, en Europe et en Afrique du Nord.

 

Pionnier de lĠabstraction expressionniste au sein du groupe des Automatistes et signataire du manifeste Refus global en 1948, souvent ˆ lĠavant-garde de lĠart international, il nĠa jamais cessŽ dĠexplorer lĠunivers visuel comme peintre, sculpteur et dessinateur. Il a ainsi abordŽ presque toutes les disciplines des arts visuels. CĠest dĠabord avec Paul-ƒmile Borduas, son professeur de dessin ˆ lĠƒcole du Meuble de MontrŽal et son ma”tre ˆ penser que Marcel Barbeau a dŽcouvert  les arts visuels et dŽveloppŽ son dŽsir de repousser sans cesse les frontires esthŽtiques, ˆ se donner constamment de nouveaux dŽfis.

 

Encore trs actif puisquĠil prŽpare actuellement une exposition solo quĠil prŽsentera en avril ˆ la Winsor Gallery de Vancouver, il partagera avec le public, ˆ lĠinvitation du Club des collectionneurs en arts visuels de QuŽbec, sa connaissance intime de celui qui fut son ma”tre, puis son compagnon durant cette pŽriode cruciale de  lĠŽmergence du QuŽbec moderne quĠon associe dŽsormais largement  ˆ celle du mouvement automatiste. Marcel Barbeau partagera aussi les souvenirs de sa dŽcouverte de lĠÏuvre de Borduas et son admiration pour le peintre.

 

 

Borduas, le cri pour la modernitŽ.

Par Madame Ninon Gauthier

Lundi le 22 fŽvrier 2010 ˆ 19h00

 

Critique dĠart, sociologue de lĠart et historienne de lĠart, Madame Ninon Gauthier sĠest fait conna”tre comme spŽcialiste de lĠŽtude du marchŽ de lĠart avant de poursuivre ses Žtudes doctorales en histoire de lĠart. En 1986, elle a obtenu le National Business Award, patronnŽ par le Toronto Press Club. En 1998, elle a obtenu le Prix dĠexcellence en journalisme culturel de la ConfŽrence canadienne des arts.

 

Sous la direction de Monsieur Serge Lemoine, alors directeur du MusŽe DĠOrsay, elle a obtenu un doctorat de lĠUniversitŽ de la Sorbonne sous le thme Echos et mŽtamorphoses dans lĠoeuvre de Marcel Barbeau (catalogue raisonnŽ des peintures 1944-1971 et des sculptures 1944-2000). Elle collabore rŽgulirement ˆ plusieurs revues dĠarts visuels, telles que Parcours Art et art de vivre, Vie des arts et Sculpture Magazine.

 

Franois-Marc Gagnon, critique dĠart et auteur du livre Paul-Emile Borduas (1976) dŽclarait : Ç Nous avons une immense crŽativitŽ au QuŽbec. Le milieu artistique nĠest jamais soumis; il est trs politisŽ et conscient quĠil faut changer lĠart pour changer la sociŽtŽ. Au QuŽbec, cĠest de la peinture que vient lĠŽvolution. Ds 1948, Borduas dit Ç Au diable le goupillon et la tuque !È CĠest un vŽritable cri pour la modernitŽ! È

 

A lĠinvitation du Club des collectionneurs en arts visuels de QuŽbec, Madame Gauthier nous dŽcrira Paul-Emile Borduas, bien sžr, mais aussi lĠhŽritage laissŽ par ce b‰tisseur du QuŽbec moderne. Que reste-t-il de Borduas, aujourdĠhui, cinquante ans aprs sa mort ? Comment mesurer lĠinfluence de ce gŽant dans le monde artistique et politique dĠaujourdĠhui ? Que penser du Refus global et de ses rŽpercussions ? O le Mouvement automatiste se situe-t-il dans le courant dĠAvant-garde internationale ?  

 

 

 

 

Pour informations :  M. Marc Bellemare 418 681 1227

                                          M. AndrŽ BŽcot      418 559 6816

 

                                           www.clubdescollectionneursenartsvisuelsdequebec.com